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Les mots de Natacha.com

Les mots de Natacha.com

Des mots, des murmures, des cris, des silences, des aveux. Des mots qui claquent, se taisent dans un sourire. Poésie, slam, chanson, prose et haïkus...

Articles avec #video catégorie

Publié le par Natacha Karl
Publié dans : #haïku, #hommage, #vidéo, #Marilyn Monroe

 

Rivière de diamants ~

quelques cailloux autour du cou

 

©nk

Diamonds are a girl's best friends! -))

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Publié le par Natacha Karl
Publié dans : #prose, #Russie, #nostalgie, #photos nk, #vidéo

 

Des froissements d'étoffes. Des rires étouffés. Des refrains chantonnés. Des tiroirs ouverts puis vivement refermés. Des miroirs que l'on pose. Une longue chevelure que l'on cajole avec une brosse colorée. Une odeur de poudre vanillée. Les bruits familiers et les odeurs délicieuses. Moi je regarde tout ce mouvement de chaque jour dans le cabinet de toilette de ma maîtresse Anastasia. Je reste de bois même si j'explose de couleurs, toute pyrogravée et dorée. Je suis la petite dernière de ma lignée; nous sommes une quinzaine logées sur le dessus de la grande armoire. 

Je ne sais pas si la princesse Anastasia s'aperçoit encore de notre présence. Nous lui avons été remises, mes sœurs et moi, il y a si longtemps, quand elle n'était alors qu'une bien petite fille qui joue avec des poupées en bois. 

J'avais été bien malheureuse quand elle avait reçu la première de ses poupées de porcelaine avec des habits de soie, et des cheveux tout aussi soyeux. Pourtant elle avait conservé son affection pour moi. Elle m'avait même baptisée Anastasia. Mais c'est un secret entre elle et moi. C’est elle qui avait voulu nous placer dans son cabinet de toilette entre sa chambre et son boudoir. Elle était encore une enfant avec déjà un caractère bien trempé ; alors on lui avait passé cette lubie enfantine, et depuis je pouvais la contempler tous les jours à sa toilette, souriant au miroir, ses cheveux dénoués devant sa coiffeuse. Moi qui n’avais qu’une esquisse de chevelure dessinée derrière un foulard coloré…

Elle a grandi, je suis restée la toute petite poupée russe. La plus petite, celle qu'on ne voit presque pas, la plus précieuse de sa lignée. La petite dernière. Comme cette vie m’était douce quand j’y pense…

Un soir que je n’oublierai jamais, je suis restée de bois quand une agitation inhabituelle s'est propagée dans le palais. Les robes vivement tombées à terre, les étoffes bourdonnantes et les miroirs brisés. Des grondements venant du dehors. Un départ imminent et précipité. Le froid hivernal traversant des fenêtres subitement ouvertes, jamais plus refermées.

Et moi, dans toute cette agitation, je suis tombée, j'ai roulé sous la commode, je n'ai plus jamais revu Anastasia, ni entendu son rire, ni entendu sa voix. Dans quel palais est-elle partie ? Plus jamais revenue dans le froid de l’hiver. Engloutie dans le temps.

Qui saura jamais que j'étais sa jumelle, sa sœur de bois, sa petite matriochka préférée?

Qui me trouvera, la dorure fanée et les couleurs pâlies, transie, comme orpheline? 

 

 

La dernière poupée - Extrait des SurvivantesLa dernière poupée - Extrait des Survivantes

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Publié le par Natacha Karl
Publié dans : #micro-poème, #musique, #oiseau, #vidéo, #photo

Mozart

Est le patronyme de Dieu

C'est un chant d'oiseau

©nk

Blue bird

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Publié le par Natacha Karl
Publié dans : #poème, #amour, #photo, #vidéo


Mélisande nage dans sa chevelure

Elle cache son sourire en ses mèches mêlées

Sur ses lèvres tendres la fleur d'amour est née

 


Elle peigne distraite sa longue chevelure

Dans le miroir de sa coiffeuse parait le visage de l'aimé

Des pointes amoureusement caressent sa joue

 


Mélisande pique des fleurs dans ses cheveux tressés

Comme autant de cœurs battant la chamade sourde

D'un mystérieux amour

 


Elle jette à sa fenêtre des regards fiévreux

Sa chevelure dénouée coule

Dans une ardente impatience



Comme il a plongé dans les vagues de ses cheveux

Comme il s'est noyé dans les fleurs profondes de ses boucles

Comme il a mêlé ses doigts aux branches souples de sa coiffure

 

Juste avant de poser sur sa bouche leur premier baiser



@nk

 

écrit pour le spectacle "Visages de compositrices"

à propos de Mélisande de Mel Bonis

création le 25 janvier 2015

 



 

Portrait de Mel Bonis

Portrait de Mel Bonis

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Publié le par Natacha Karl
Publié dans : #poème, #nuit, #insomnie, #vidéo

les chants de bataille

tu les chantais en sourdine

juste avant d'aller combattre

les moutons de l'insomnie

 

la nuit aux yeux de chat

ne te faisait pas grâce

les lumières de la ville

brillaient trop loin pour tes angoisses

 

c'étaient des forêts immenses et profondes

que tu devais traverser sans lanterne

des abîmes s'ouvraient devant tes yeux

agrandis dans le noir

 

tu ne cessais d'entendre

l'écho de tes questions 

ricocher sur les parois de ta petite chambre

 

où suis-je vraiment

qui m'appelle

 

dans la chambre d'enfant

seuls les poupées et les indiens dormaient

toi tu rôdais comme un chat

dans les couloirs de la maison endormie

 

les aiguilles dansaient une ronde folle

sur le réveil sans pitié

les heures tombaient de sommeil

 

tu te pétrifiais au fil de la nuit

les yeux ouverts comme une statue grecque

le coeur battant comme un faon traqué

 

tu te pétrifiais

pendant les heures longues

de tes nuits debout

 

©NK

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Publié le par Natacha Karl
Publié dans : #slam, #deuil, #psycho, #en écoute, #vidéo, #photos hbb

Assume

fais un travail sur toi

faut que tu fasses ton deuil

 

assume

fais ton travail

fais ton deuil

 

fous ta peine dans un cercueil et étouffe toi avec

t'as pas le droit de pleurer au-delà du deuxième mois

t'as pas le droit de montrer comme tu te sens vraiment

si tu montres ta peine vraiment c'est un problème

c'est indécent inacceptable ingérable

ils vont toujours te sortir une stratégie formidable

une réponse toute faite dans leur panoplie de peine à porter

une solution magique comme un détachant puissant

un prêt à laver ta douleur

et puis tu peux ravaler toutes tes pauvres parades

tes anti-dépresseurs ta bouteille de whisky ta télé et tes chips

à tous les coups t'as perdu

comme dans un test de psychologies magazine

t'as coché les mauvaises cases

tu t'accroches à la mauvaise personne

t'es hors forfait

et t'as personne au bout du compte

tu manques de lumière

tu bouffes ton énergie

chaque matin au lever

t'as déjà tout cramé

et tu voudrais crever

comme un vieil oreiller

et t'entends cette rengaine

tous les jours dans ta tête

 

assume

fais un travail de deuil

fais un travail sur toi

 

assume

parle à ta main

parle sur ce canapé râpé

où tu viens depuis des années 

te taire pour cher

sur ces idées qui t'habitent

ces escargots dans leur coquille de silence

ces messages de tes songes

ces mensonges si sages

t'en as marre d'assumer

t'en as marre de te consummer  

en façade en crevasses 

tu veux faire psycho buissonnière

ne pas afficher une tête de circonstance

juste être qui tu es comme tu es

rire pleurer te taire couler assumer résumer

flancher tricher marcher pleurer

exister déglutir respirer

dire juste dire écouter

déplaire choquer assumer

fais ton travail de deuil

décloue le cercueil

de tes larmes infinies

 

assume

fais ton travail

fais ton travail de deuil !

 

 

Photo : Hélène Billaud / capté le 26 juin 2014 au Celtic Pub ( Tarbes)

Photo : Hélène Billaud / capté le 26 juin 2014 au Celtic Pub ( Tarbes)

Natacha et Michèle au Celtic Pub à Tarbes

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De vous à moi...

Bienvenue sur mes lignes, ces mots sur votre écran. Attrapez-les au vol, comme vous les entendez. Posez-vous sur ces pages aux mille images.

Je suis Natacha Karl, auteure et poète. Vous pouvez aussi me retrouver dans mes livres "Bonjour Mademoiselle" (roman-témoignage), "Les survivantes" (nouvelles) et Musiciennes ! (roman jeunesse).

A votre rencontre...

- Tous les textes sont : Protégé par Cléo

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