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Les mots de Natacha.com

Les mots de Natacha.com

Des mots, des murmures, des cris, des silences, des aveux. Des mots qui claquent, se taisent dans un sourire. Poésie, slam, chanson, prose et haïkus...

Articles avec #photo catégorie

Publié le par Natacha Karl
Publié dans : #poème, #nuit, #regard, #photo, #silence

 

Tes yeux de chouette

démaquillent la nuit

tu creuses

les heures

d’un éclat singulier

tu glisses

tes rêves silencieux

dans tes draps de plume

 

©nk

 

Maquillages Ida Ekman

Maquillages Ida Ekman

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Publié le par Natacha Karl
Publié dans : #micro-poème, #amour, #musique, #photo

 

Dans tes bras

Telle un instrument

La musique jaillit sous tes doigts

Ni bois ni statue de marbre

Je suis lyre, piano, violoncelle

La corde à ton arc

Ta note sensible

Murmure d’hirondelles

Frisson d’archet

Petite musique de vie

 

©nk

Sculpture : Philippe Guillerm

Sculpture : Philippe Guillerm

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Publié le par Natacha Karl
Publié dans : #senryû, #fleur, #lumière, #photo

 

Corolle -

le chant de la lumière

me guide vers demain

 

©nk

Merci à Chantal P.

Photo : Chantal Paradzinski

Photo : Chantal Paradzinski

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Publié le par Natacha Karl
Publié dans : #micro-poème, #chagrin, #automne, #photo

Le vent de face

emporte au vent

larmes

éclats de mots

éclats de vie

feuilles mortes

rouges

d'un sang

d'encre

 

Le vent de face

 

©nk

Le vent de face

Sculpture : Luo Li Rong

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Publié le par Natacha Karl
Publié dans : #senryû, #amour, #soleil, #matin, #photo

 

soleil de ma vie ~

tu me donnes le jour

en ouvrant les volets

 

©nk

Soleil du matin

Traduction en italien (Giordano Genghini) :

 

Sole della mia vita -

tu mi doni il giorno

aprendo le persiane

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Publié le par Natacha Karl
Publié dans : #poème, #chagrin, #amour, #photo

Dans ma tête

des papillons noirs

c'en est fini de notre histoire

j'interroge le vide

dans la nuit

palpitante

je creuse ma mémoire

que n'ai-je pas vu

à quel moment

tu as cessé de me voir

à quel moment

mes caresses

sont devenues dérisoires

des larmes sur mes joues

dans mes draps froids

froissés

de mes virages

à gauche

à droite

d'un lit trop grand

pour ma nouvelle solitude

mon cœur

trop grand

pour moi toute seule

mes yeux sans étincelle

mes yeux noyés

ce chagrin

sans fin

mon amour

infini

coupé en plein élan

en petits morceaux

en colère et en fracas

éclatée

mon amour

sans objet

sans autre issue

que la casse

mon cœur à repriser

défaite

défaite

mes larmes ricochent

contre les fenêtres

face au silence

de la lune

j'avale mon chagrin

pour que demain

un jour

quand ?

un jour ...

sourire

à nouveau

en entendant ton prénom

 

©nk

Pour C.

Ce chagrin

Illustration : Shawna Erback

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Publié le par Natacha Karl
Publié dans : #haïku, #porte, #vie, #photo

 

Les portes claquent

~ vent du changement

 

©nk

Cornelia Konrads : Portal (2015) Installation Centre d'Art et de Nature de Chaumont sur Loire

Cornelia Konrads : Portal (2015) Installation Centre d'Art et de Nature de Chaumont sur Loire

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Publié le par Natacha Karl
Publié dans : #slam, #tabac, #photo, #fumeur

Fumes toujours!

Tu marches pas tu cours

T'achètes des paquets qui feraient peur à une mouche

Quand t'as commencé à fumer

Tu collectionnais les jolis paquets

Colorés avec de belles écritures

Maintenant fumer c'est plus dur

T'as des photos de corps malades

Sur un fond gris bien uniforme

Mais malgré ça tu fumes toujours

Tu veux même pas arrêter ça

Et pourquoi pas ?

Tes nerfs tu les passes en fumée

T'aimes trop le tabac sur tes doigts

C'est mortifère d'aimer l'tabac

Mais y'a pas qu'ça qui nous tuera

Plus on t'dira d'arrêter ça

Plus tu fumeras

Tu fumes toujours

Dans tes moments de solitude

Tu te concentres tu fais une pause

Dans tes moments en société

Entre fumeurs ça cause dehors

Ça partage l'air du temps

Tant que tu respires

Tu fumes toujours

Tu sais qu'tu raccourcis

Ton temps de parcours ?

Tu fumes toujours

T'as du mérite dans un sens

Tu résistes aux injonctions

L'hygiène de vie

Ça te saoule à force

Ça pour crever on crèvera tous

Alors si dans ta vie tu fumes toujours

C'est qu't'en as b'soin

Un point c'est tout

Des camés y'en a de toutes sortes

À l'herbe bleue

Aux pilules roses

Au vin mauvais

Au Ricard qui pue

Au sexe bien cru

Aux films de cul

La vie elle est pas vraiment rose

Même si on s'donne un mal de chien

Même si on fait tout pour s'aimer

Y'en a toujours qui t'tapent dessus

Qui veulent ta place ton mec ta meuf

C'est pas ta faute si des pyromanes

Jettent des mégots dans les forêts

C'est pas ta faute tu savais pas

Quand t'as touché ta première clope

Qu'aujourd'hui t'en serais là

Avec ta béquille au coin de la bouche

Comprenne qui pourra qui voudra

Tu fumes toujours

Parce que t'aimes ça

Tu craches au bassinet de l'état

Un fumeur c'est d'l'argent qui rentre

Pour l'état c't enfumeur de première classe

Fumes toujours

Fumes pas

Fumes plus

La cigarette entre les doigts

Une toute petite joie

Encore une fois

 

©nk

Pour Guillaume

Marcello Mastroianni, photographié par Bert Stern (Stasey-Wise Gallery, New-York)

Marcello Mastroianni, photographié par Bert Stern (Stasey-Wise Gallery, New-York)

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Publié le par Natacha Karl
Publié dans : #nouvelle, #prose, #nuit, #fuite, #photo

 

           Combien de nuits? De nuits sans dormir? À faire semblant de respirer comme si elle dormait? À faire la gisante au fond de son lit en attendant l'impossible repos, le sommeil dévasté? Combien de nuits encore à compter les heures au cadran du réveil? 

       Cette nuit-là, elle se lève. La punition est trop lourde. Elle enfile ses chaussures, jette un imperméable sur sa chemise de nuit. Elle ouvre la porte de la maison et se noie dans l'odeur de la nuit. Enfin, elle respire. La nuit l'attire et l'aspire. Elle ne pense pas à mettre des vêtements de jour, ni à prendre sac à main ou portable. Elle ne pense qu'à fuir cette maison où le sommeil la fuit. Cette maison qui la taraude, qui l'empoisonne. Elle marche, elle s'en va, ne pense pas à ce qu'elle quitte.

            Elle a quatre ans. Elle suit sa maman engloutie par la nuit. Elle se souvient de cette berline blanche... Elle marche le long de la route, sur un petit trottoir. Des voitures roulent vite sur le boulevard. Leurs phares trouent la nuit sombre. Elle marche dans la nuit comme une somnambule. Elle ne s'arrête pas, elle marche comme à la recherche de cette berline blanche venue de son passé. Elle ne se rend pas compte qu'elle s'est enfuie de chez elle. 

            Le jour se lève; ses yeux se ferment peu à peu. Elle a marché toute la nuit, quitté les faubourgs de la ville. Elle se traîne le long de la route, manque tomber dans le talus. La pluie se met à tomber. Bientôt ses cheveux dégoulinent; ça la réveille. Elle ne sait plus vraiment où elle est, où sa course de somnambule l'a menée. Elle continue à avancer, jusqu'au prochain carrefour où elle espère que les panneaux indicateurs lui diront où elle se trouve. 

            Pendant ce temps-là, chez elle, son mari s'est réveillé de son sommeil de plomb; son bébé lui aussi s'est réveillé, en pleurant. Il a faim, il veut qu'on s'occupe de lui. Son mari grogne : Marion, qu'est-ce que tu fous? Y' a le bébé qui veut son biberon!!

          Il ne s'est pas encore rendu compte qu'il parle dans le vide, il appelle Marion dans toutes les pièces, de la salle de bains à la cuisine, pour finir par s'apercevoir qu'elle n'est pas là. Son sac à mains, son portable sont là!! Que se passe-t-il ? La voiture est là!

          Assommé, il fait le biberon du bébé -qu'il arrête de pleurer bon sang!-, le prépare et le laisse à la crèche. Puis il s'en va au commissariat pour signaler la disparition de sa femme et se heurte à un mur. On ne peut pas encore parler de disparition inquiétante. Elle est majeure, bla bla... Jérôme est blanc comme un linge quand il débarque à son travail avec deux heures de retard. Il a un très mauvais pressentiment. Bien sûr, il ne lui dit pas tous les jours qu'il l'aime à sa Marion; bien sûr, depuis la naissance du petit, ils sont débordés et surtout Marion... mais de là à ce qu'elle fiche le camp de la maison en pleine nuit, il ne pensait pas que c'était à ce point!!!

        Oui, depuis la naissance du petit, il avait remarqué qu'elle était perturbée Marion, qu'elle ne dormait pas bien alors que lui s'écroulait d'un sommeil de plomb parce qu'il était crevé... Il passe sa journée, entre deux clients à téléphoner, aux parents de Marion, à ses amies. Toujours la même réponse, non ils ne savent rien. Quelques-unes réagissent comme il faut, mesurant comme lui la gravité de la situation. La question qu'ils se posent, c'est : où va-t-elle ? 

            Sa fuite a forcément un but, une destination. Sinon, ils ne pourront pas la retrouver... Marion, où fuis-tu? Que fuis-tu? Pourquoi n'as-tu pas parlé? Deux jours de passent ainsi où Jérôme se partage entre le bébé, son travail et son enquête, pour retrouver Marion...

 

            Marion est arrivée à l'océan. C'est là qu'elle voulait arriver. Elle avait 10 euros en poche et s'est nourrie d'un sandwich, un croissant. Elle n'a pas faim, pas soif de toute façon. Elle n'a pas sommeil. Elle veut juste que ça s'arrête de cogner dans sa tête, elle veut juste ne plus voir cette berline blanche qui s'échappe sous ses yeux de petite fille. Elle ne se rend pas compte qu'elle est en train de faire pareil à son bébé.  Il ne sait pas marcher, il ne l'aura pas vue quitter la maison dans la nuit, avec son imperméable sur sa chemise de nuit blanche, les cheveux emmêlés... Elle fuit, son passé, son présent, son bébé, son mari, sa maison? Elle fuit, ses insomnies, sa vie d'aujourd'hui? 

           

           Sur la plage, elle s'est assoupie deux-trois heures mais ça n'a pas suffi à lui remettre les idées en place, à la recentrer dans sa vie. Elle continue de fuir, elle entre dans l'océan, elle n'a même pas quitté son imperméable ; il flotte à la crête des vagues qui l'ont emportée au plus loin de sa fuite, là où le temps est sans importance, là où l'oubli peut-être est possible... 

 

 

 

 

Fuite

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Publié le par Natacha Karl
Publié dans : #haïku, #jardin, #photo

 

Les plantes respirent

sous la pomme d'arrosoir

~ l'odeur de la terre

 

©nk

Haïkus des jardins

Pomme d'arrosoir

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De vous à moi...

Bienvenue sur mes lignes, ces mots sur votre écran. Attrapez-les au vol, comme vous les entendez. Posez-vous sur ces pages aux mille images.

Je suis Natacha Karl, auteure et poète. Vous pouvez aussi me retrouver dans mes livres "Bonjour Mademoiselle" (roman-témoignage), "Les survivantes" (nouvelles) et Musiciennes ! (roman jeunesse).

A votre rencontre...

- Tous les textes sont : Protégé par Cléo

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